L'avenir d'un accordeur

Le métier d'accordeur de piano est un métier de "niche"qui ne connait pas de chômage. Il peut s'exercer soit salarié dans une structure de vente et de services, soit de façon indépendante comme artisan, souvent sous traitant de ces mêmes structures, ou en dévellopant une clientèle propre.

On connait peu de choses de ce métier en France, pourtant les bons accordeurs sont rares et recherchés par une clientèle exigeante, professionnelle, et par les conservatoires et écoles de musique.

Le marché du piano n'est pas en expansion. Que ce soit au niveau des structures de vente, ou à celui des services techniques, l'avenir n'est assuré que dans le haut de la gamme et la haute exigence. En effet, si le marché des pianos d'étude semble saturé et très concurrencé par le numérique, il y aura toujours des amateurs exigeants, des professionnels, des structures d'enseignements, des salles de concert équipés de pianos necéssitant l'intervention d'accordeurs très bien formés. En France comme à l'étranger. D'où la nécessité de la nouvelle voie de formation que nous offrons, plus calquée sur ce qui se pratique en Allemagne ou au Japon, qu'actuellement en France.

C'est un métier qui permet, pour un investissement très réduit, s'il a été bien enseigné, d'envisager son trajet de vie avec la serénité de posséder un savoir faire libérateur. Je suis persuadé qu'il est possible pour un jeune technicien expert, de faire un tour du monde avec comme seules ressources une clé d'accord, un coin en caoutchouc et quelques outils de base.... 50 millions d'élèves apprenent le piano en chine... Ou aussi de s'installer, là où la demande existe, s'y implanter par son savoir faire, et s'attacher une clientèle fidèle, acheter et vendre des instruments remis à neuf, ou des pianos neufs avec un sérieux et un conseil avisé et professionnel.

Par la souplesse possible à la fois dans son enseignement et dans sa pratique, le métier d'accordeur de piano représente un potentiel social (et socialisant) évident.